L’attaquant russe Artem Dzyuba, actuellement joueur d’Akron, a clarifié ses propos suite à la victoire 2-1 de son équipe contre Krasnodar lors des huitièmes de finale de la Coupe du monde de la RPL. Après le match, Dzyuba a suscité le débat en suggérant qu’il était « davantage un joueur d’équipe » que Cristiano Ronaldo, le légendaire attaquant portugais qui représente désormais Al-Nassr en Arabie saoudite.
Cette remarque, rapidement reprise par les médias et les supporters, a été interprétée par certains comme une critique de Ronaldo. Pour éviter tout malentendu, Dzyuba a précisé ce qu’il voulait vraiment dire : s’il tient Ronaldo en haute estime et le considère comme le meilleur joueur, sa comparaison portait spécifiquement sur son style de jeu et sa tendance à privilégier le travail d’équipe aux performances individuelles.
Dans son explication, Dzyuba a pris soin de souligner son admiration pour Cristiano Ronaldo, le qualifiant de « meilleur joueur tous azimuts » et qualifiant ses exploits de « formidables ». Dzyuba a précisé que ses commentaires ne visaient en aucun cas à diminuer le statut légendaire de Ronaldo dans le football, mais plutôt à souligner le domaine dans lequel il estime apporter une contribution différente. « Pour moi, Cristiano est le meilleur joueur tous azimuts ; il est formidable, comme je l’ai dit. Et je voulais dire que la seule chose dans laquelle je suis meilleur, c’est mon esprit d’équipe », a déclaré Dzyuba. Ses propos soulignent que si le talent individuel et le palmarès inégalé de Ronaldo parlent d’eux-mêmes, son identité footballistique a toujours été liée à la collaboration étroite avec ses coéquipiers.
La carrière de Dzyuba a souvent été marquée par sa capacité à motiver les autres. Que ce soit pour le Zenit Saint-Pétersbourg, l’équipe nationale russe ou, désormais, Akron, il est perçu comme un leader qui privilégie la communication, la présence physique et la coordination plutôt que la célébrité individuelle. Dzyuba a détaillé ce qu’il entendait par « joueur d’équipe ». Il a expliqué que son approche sur le terrain consiste à « participer à toutes les situations », à protéger ses coéquipiers et à se concentrer sur la création d’occasions plutôt que sur la recherche de la gloire personnelle.

« J’essaie de protéger les joueurs. J’essaie simplement de choisir le bon endroit pour la passe ou le ballon. J’essaie d’aider. Je suis probablement l’un des meilleurs en hauteur, alors j’essaie d’aider », a précisé Dzyuba. Ses mots révèlent les qualités qui, selon lui, définissent son style : Conscience du poste : Choisir le bon espace pour recevoir le ballon ou faire une passe.
Jeu de soutien : Aider la défense lorsque nécessaire, presser les adversaires ou couvrir l’espace pour ses coéquipiers. Capacités aériennes : Utiliser sa taille et sa force pour remporter les duels en attaque, aussi bien pour marquer que pour servir les adversaires. Décisions altruistes : Privilégier les actions collectives aux occasions individuelles, sacrifiant souvent ses statistiques personnelles au bénéfice collectif. Ces qualités lui ont valu la réputation d’un attaquant fiable, apportant équilibre et stabilité à son équipe. Si le jeu de Ronaldo repose sur une finition, une vitesse et un flair exceptionnels, Dzyuba considère sa propre valeur comme ancrée dans l’altruisme et la fiabilité.
La clarification de Dzyuba aborde également le débat plus large sur les différences de philosophies footballistiques. Cristiano Ronaldo incarne le summum de l’excellence individuelle : des buts records, une maîtrise physique et des moments d’éclat qui, à eux seuls, changent le cours d’un match. Des joueurs comme Dzyuba, quant à eux, s’épanouissent dans des aspects moins prestigieux du football : le pressing, l’enchaînement des actions et le renforcement du moral de l’équipe.
En se positionnant comme un « joueur d’équipe », Dzyuba n’a pas cherché à revendiquer une supériorité sur les qualités de Ronaldo, mais a plutôt mis en avant une identité footballistique différente. Ce faisant, il a mis en lumière la valeur de rôles souvent méconnus. Tous les attaquants ne sont pas destinés à marquer 50 buts par saison ; certains contribuent par leur leadership, leur discipline tactique et leurs courses altruistes qui permettent à d’autres de briller. Les réactions à sa déclaration initiale illustrent la nature délicate des comparaisons impliquant des icônes mondiales comme Ronaldo. Les supporters sont prompts à défendre leurs héros, mais la suite de Dzyuba montre clairement que son admiration pour la star portugaise reste intacte. Son intention était de célébrer ses propres forces, et non de diminuer celles de Ronaldo.